COURT (En Instance)

Fiction de Chaitanya Tamhane
(Inde, 2017, 116 min, VOf)

12 novembre 2017

Alors qu’un homme d’une entreprise d’assainissement est retrouvé mort, un auteur-compositeur engagé est arrêté par la police. Il est accusé d’incitation au suicide, au travers de l’une de ses chansons, interprétée une semaine auparavant. Mais les preuves contre lui sont tellement faibles qu’elles rendent évidente la persécution dont l’artiste fait l’objet. Dès cet instant, ce film hypnotique suit ses péripéties devant le tribunal où il est confronté à un système judiciaire qui tourne en rond.

Narayan Kamble, ein 65-jähriger rebellischer Folk-Sänger, wird verhaftet: Man wirft ihm vor, eines seiner Lieder hätte einen städtischen Abwasserkanalreiniger in den Selbstmord getrieben. Es folgt ein kafkaesker Gang durch das indische Justizwesen, bei dem wir die verschiedenen Protagonisten – Angeklagter und Anklägerin, Verteidiger und Richter – über den Gerichtssaal hinaus begleiten. Ein Querschnitt der indischen Gesellschaft in Mumbai, in der das Kastenwesen noch immer das Leben bestimmt.

OUAGA GIRLS

Documentaire de Theresa Traore Dahlberg
(Suède/Burkina Faso/France, 2017, 83 min, VOf)

17 décembre 2017

A Ouagadougou, des jeunes filles étudient au centre de formation pour femmes, afin de devenir mécaniciennes. Leur détermination à soutenir leur famille par leurs propres revenus, et donc à s’affranchir d’un modèle patriarcal, est admirable. «Il n’y a pas de métier qu’une femme ne peut pas faire», lance Bintou aux garçons étonnés de son choix. Alors que le peuple burkinabé appelle à un changement politique, ces jeunes femmes construisent leur propre futur et portent un message pour tout un pays.

In der Hauptstadt Burkina Fasos macht eine Gruppe junger Frauen im Zentrum für Frauenausbildung eine Mechanikerlehre. Sie hantieren mit Schraubenschlüsseln und schleifen Karosserien ab. «Es gibt keinen Beruf, den eine Frau nicht machen kann», wirft Bintou den Jungen entgegen, die sich über ihre Wahl wundern. In einem Kontext, in dem die Bevölkerung nach einer politischen Änderung verlangt, sind diese jungen Frauen, die sich ihre eigene Zukunft aufbauen, eine Botschaft an ein ganzes Land.

CENTAUR

Fiction de Aktan Arym Kubat
(Kirghizistan, 2017, 89 min, VOdf)

14 janvier 2018

Ancien projectionniste dans un village proche de Bichkek, Centaur tente de s’opposer à la perte des valeurs morales engendrée par le développement d’une société d’économie libérale. A Nurberdi, son fils, il raconte des légendes du temps passé, où chevaux et hommes vivaient en parfaite osmose. Quand, dans le village, un mystérieux voleur s’introduit dans les écuries pour libérer les animaux, Centaur devra se battre pour maintenir son équilibre, entre modernité et coutumes ancestrales.

Ein Pferdedieb geht um am Rande von Bischkek, oben in der Bergregion der Hauptstadt Kirgisistans. Verdächtigt wird der als Pferdedieb wohlbekannte Sadyr, der den Vorwurf aber weit von sich weist. Unweit vom Schauplatz lebt der frühere Filmvorführer Centaur mit seiner gehörlosen Frau Maripa und seinem Sohn, der nicht sprechen will. Centaur ist fasziniert von der Legende vom Schutzherrn der Pferde Kambar-Ata, und ist überzeugt, dass sein Volk vom Zentaur, dem Mischwesen aus Mensch und Pferd abstammt.

COMO NOSSOS PAIS (Just Like our Parents)

Fiction de Lais Bodanzky
(Brésil, 2017, 102 min, VOdf)

4 février 2018

Rosa, la trentaine, vit avec sa famille à São Paulo. Son mari, un chercheur au travail peu lucratif, est souvent absent. C’est donc elle qui prend soin de leurs deux filles et subvient aux besoins de la famille. Des conflits conjugaux et professionnels ainsi qu’un père-artiste narcissique et fragile représentent pour elle des défis constants. Lorsque sa mère lui révèle un secret soigneusement gardé, le monde de Rosa s’écroule. Elle décide de fuir la routine et découvre que la vie peut lui réserver de nombreuses surprises..

Rosa, Ende 30, wohnt mit ihrer Familie mitten in São Paulo. Ihr Mann ist ständig auf wenig einträglichen Forschungsreisen unterwegs. Für ihre eigentliche Berufung als Theaterautorin bleibt kaum Zeit, weil sie zwischen Eheproblemen, Bedürfnissen ihrer Kinder, Konflikten mit ihrem Arbeitgeber und der anstrengenden Künstlerseele des Vaters komplett aufgerieben wird. Als ihre Mutter ihr eines Tages zudem noch ein lange sorgsam gehütetes Geheimnis offenbart, wirft dies Rosa vollends aus dem Alltagstrott.

THE BEEKEEPER AND HIS SON

Documentaire de Diedie Weng
(Chine/Canada/Suisse, 2017, 81 min, VOf)

4 mars 2018

En présence de la réalisatrice

Désillusionné par ses expériences d’ouvrier itinérant, le jeune Maofu quitte la ville pour rentrer dans son village au nord de la Chine. Son père Laoyu, un apiculteur vieillissant, souhaite qu’il reprenne la petite entreprise familiale. Maofu ressent un fossé grandissant entre sa conception de la vie et celle de son père, ce qui crée des tensions épuisantes et des conflits souvent muets, qui ne laissent pas les animaux indifférents. Le portrait d’une famille paysanne de cette Chine d’aujourd’hui en pleine lutte entre tradition et modernité.

Maofu kehrt aus der Stadt zu seiner Familie in ein Dorf im Norden Chinas zurück. Sein Vater, ein alternder Bienenzüchter, hofft, dass sein Sohn nun das Handwerk der Bienenzucht von ihm erlernt. Doch stossen in der Zusammenarbeit der beiden verschiedene Lebensentwürfe aufeinander, was zu Spannungen und aufreibenden, meist sprachlos ausgetragenen Konflikten führt. Selbst die Tiere auf dem Hof reagieren auf die davon geprägte Atmosphäre und kommentieren das Verhalten auf zum Teil bizarre und humorvolle Art.

DOBRA ZENA (A Good Wife)

Fiction de Mirjana Karanovic
(Serbie, 2016, 94 min, VOdf)

15 avril 2018

En Serbie, Milena 50 ans, mène une vie bourgeoise normale et paisible entourée de son mari et de ses deux grands enfants. Atteinte d’un cancer, elle découvre le passé effroyable de son mari. Désormais elle devra se débarasser de deux maux – une tumeur et des mensonges. Mais dire la vérité va représenter un véritable dilemme pour cette épouse et mère de famille qui s’était toujours empressée de refréner ses doutes. Cette fois, elle n’aura d’autres choix que d’y faire face…

Milena, eine Frau mittleren Alters, ist vor allem eines: Ehefrau und Mutter. In einem gediegenen Viertel in Belgrad hat sie sich ihr Leben gut eingerichtet. Pflichtbewusst bekocht und unterhält sie die Familie. Regelmässig geht sie zur Chorprobe. Sie schläft mit ihrem Mann. Hin und wieder gehen sie sogar aus und verbringen beschwingte Abende mit befreundeten Paaren. Doch ihr geordnetes Leben droht aus den Fugen zu geraten, als Milena beim Putzen auf ein Video stösst, das ihren Mann schwer belastet.

INXEBA (The Wound – Les Initiés)

Fiction de John Trengove
(Afrique du Sud, 2017, 88 min, VOdf)

6 mai 2018

En Afrique du Sud, Xolani participe avec d’autres hommes de sa communauté au rituel d’initiation du uk waluka, pour lequel il est instructeur. Mais s’il y retourne chaque année, c’est aussi pour une raison très personnelle. Ce précieux secret sera découvert par l’un des initiés, Kwanda, dont le père a tenu à ce qu’il participe à cette cérémonie, le trouvant trop sensible. Kwanda va alors poser les questions qui jetteront le trouble et obligeront son initiateur à faire un choix de vie difficile et profond.

In einer abgelegenen Bergregion unterziehen sich junge Männer einem traditionellen Beschneidungsritual. Ihnen werden Mentoren zur Seite gestellt, die ihnen das notwendige Wissen, wie ein Mann sich in der Gesellschaft zu verhalten hat, weitergeben. Als Mentoren treffen sich hier Xolani und der verheiratete Vija jedes Jahr. Ihre Beziehung zueinander droht durch den jungen Kwanda aufgedeckt zu werden. Mehr als ein Film über Homosexualität in Südafrika ist INXEBA eine tragische Liebesgeschichte.

NOTHINGWOOD

Documentaire de Sonia Kronlund
(Afghanistan/France, 2017, 85 min, VOf)

8 octobre 2017

A une centaine de kilomètres de Kaboul, Salim Shaheen, l’acteur-réalisateur-producteur le plus populaire et prolifique d’Afghanistan, est venu projeter quelques-uns de ses 110 films et tourner le 111ème au passage. Ce voyage dans lequel il a entraîné sa bande de comédiens, tous plus excentriques et incontrôlables les uns que les autres, est l’occasion de faire la connaissance de cet amoureux du cinéma, qui fabrique sans relâche des films de série Z dans un pays en guerre depuis plus de trente ans.

Rund 100 Kilometer von Kabul entfernt zeigt der berühmte afghanische Schauspieler, Regisseur und Produzent Salim Shaheen ein paar von seinen bisher 110 Filmen und will gleichzeitig seinen 111. drehen. Diese Reise, auf die er seinen Trupp von Schauspielern mitnimmt – einer exzentrischer als der andere – bietet die Möglichkeit, die Bekanntschaft dieses Kinoliebhabers zu machen, der unablässig Trashfilme in einem vom Krieg gezeichneten Land herstellt. Ein überraschendes Bild von Afghanistan erwartet uns!