Fiction de C. J. «Fiery» Obasi (Nigéria, 2023, 107 min, VOdf)
15 octobre 2023
A Iyi, petit village fictif bordé par l’océan et coupé du monde, les gens honorent la déesse Mami Wata, censée leur apporter protection et bonne fortune. Ils confient leurs richesses à Mama Efe, prêtresse qui sert d’intermédiaire à la puissante divinité. Bientôt, l’une des deux filles de Mama Efe devra devenir intermédiaire à son tour. Les jours du village s’écoulent paisiblement sous ce régime matriarcal et divin, mais la violente révolte qui secoue le monde extérieur s’approche à grand pas.
In Iyi, einem kleinen fiktiven Dorf am Meer, das von der Aussenwelt abgeschnitten ist, wird Mami Wata verehrt, eine Göttin, die Schutz und Glück bringen soll. Die Leute vertrauen ihren Reichtum der Priesterin Mama Efe an, der Vermittlerin für diese Gottheit. Bald wird eine der beiden Töchter von Mama Efe ihrerseits als Vermittlerin antreten. Das Leben im Dorf verläuft unter diesem matriarchalischen und göttlichen Regime friedlich, doch die gewaltsame Revolte, die die Aussenwelt erschüttert, rückt immer näher.
A la périphérie de Rome, surplombant la mer, se trouve le quartier d’Idroscalo di Ostia, que les habitants appellent Punta Sacra. Il s’agit d’une agglomération urbaine spontanée, née à la suite du déménagement de nombreuses familles défavorisées après la flambée des prix de l’immobilier dans la capitale. Parmi elles, celle de Franca, cheffe d’une famille entièrement féminine, narratrice des histoires qui font vivre ce lieu sacré, théâtre de la résistance d’une communauté qui exprime son droit d’y vivre.
Zwischen zwei Wasserflächen erstreckt sich der kleine Stadtteil Idroscalo di Ostia an der Mündung des Tibers ohne erkennbaren Bebauungsplan in Richtung Meer. Heute leben dort nur noch wenige hundert Familien, die ihr Recht geltend machen, an diesem Ort zu bleiben. Die BewohnerInnen des «heiligen Küstenvorsprungs» – darunter Franca und ihre Töchter – tragen ihre Geschichten und Ideen mit der diesem Gebiet innewohnenden Kraft in einer Mischung aus wildem Realismus und volkstümlicher Vorstellungswelt vor.
Jay, la trentaine, retourne dans son vieux quartier de Washington D.C. et découvre avec tristesse à quel point celui-ci s’est gentrifié. Les résidents afro-américains se trouvent poussés hors de chez eux par des propriétaires plus riches et majoritairement blancs. Traité comme un étranger par ses anciens amis, Jay est perdu et ne sait plus tout à fait à quel monde il appartient… Entre chronique documentaire et autofiction, une oeuvre choc, tant sur le plan formel que politique.
Jay ist um die 30 und kehrt nach Washington D.C. zurück, dem Quartier seiner Kindheit. Schnell bemerkt er, wie stark sich der Ort gentrifiziert hat. Die afroamerikanischen BewohnerInnen werden von den reicheren, meist weissen HausbesitzerInnen verdrängt. Als Jay von seinen früheren Freunden wie ein Fremder behandelt wird, weiss er nicht mehr genau, zu welcher Welt er sich zugehörig fühlt. In einer absolut eigenständigen Filmsprache bringt uns der Regisseur ein aktuelles und wichtiges Thema näher.
Di fait partie de la minorité ethnique des Hmong au nord du Vietnam. Son quotidien est rythmé par l’école, l’utilisation de son téléphone portable et les disputes familiales. S’émanciper est son rêve et elle sait que continuer l’école serait le chemin le plus facile pour y arriver. Mais le Nouvel-An approche et Di et ses amies sont préoccupées par le rituel du «kidnapping de la mariée». A cette occasion, les jeunes hommes de la région vont tenter leur chance pour enlever leur future épouse.
Di gehört den Hmong an, einer ethnischen Minderheit im Norden Vietnams, in der Mädchen sehr jung verheiratet werden. Zusammen mit ihrer Familie wartet sie auf die Feierlichkeiten zum Mondneujahr, an denen traditionsgemäss junge Männer ihre künftigen Bräute entführen. Bei dem Versuch, dieses Ritual zu verstehen, ist die Filmemacherin zwischen dem Respekt für eine Kultur und der Gewalt einer Tradition hin- und hergerissen. Ein intuitiv gefilmtes Erstlingswerk, das viele Fragen aufwirft.
Fiction de Gessica Généus (Haïti/Bénin/France, 2021, 89 min, VOf)
12 février 2023
Freda vit avec une mère dévote et une sœur insouciante dans un quartier populaire de Port-au-Prince en Haïti. Elles arrivent à joindre les deux bouts grâce à une petite échoppe de rue où elles vendent des snacks et des boissons fraîches. Face à la précarité et la violence de leur quotidien, à une conjoncture économique désastreuse et à un état constant de chaos, chacune cherche une façon de fuir cette situation. Quitte à renoncer à son propre bonheur, Freda décide de croire en l’avenir de son pays.
Zusammen mit ihrer Familie wohnt Freda in einem populären Quartier von Port-au-Prince. Das kleine Geschäft vor ihrem Haus sichert ihnen knapp ihr Überleben. Angesichts der unsicheren Lage und dem Anstieg der Gewalt in Haiti, fragt sich jedes Familienmitglied, ob es das Land verlassen oder bleiben soll. Eine jede, ein jeder findet eine andere Antwort auf die Frage. Freda will an die Zukunft ihres Landes glauben, aber die persönlichen und gesellschaftlichen Umstände machen es ihr nicht einfach.
Nestor, Aaron, Benjamin et Rafiki sont étudiants en sciences économiques à l’Université de Bangui. Naviguant entre des salles de classe surpeuplées, les petits jobs qui permettent de survivre et les rencontres amoureuses, Rafiki nous montre de l’intérieur ce qu’est la vie des étudiant.e.s en République centrafricaine. Dans une société brisée et un système éducatif où règnent corruption et harcèlement, les jeunes continuent pourtant de rêver à un avenir meilleur.
Nestor, Aaron, Benjamin und Rafiki sind Wirtschaftsstudenten an der Universität von Bangui. «Wir haben uns im ersten Studienjahr kennengelernt, zusammen studiert, zusammen gekämpft und zusammen Wege erfunden, um jeden Tag zu überleben. Wir haben von unserer Zukunft geträumt und Projekte auf die Beine gestellt. Unsere Prüfungen stehen bevor. Jetzt stehen wir an einem Scheideweg.» Ein sehr persönlicher Film, der nahe an den Menschen bleibt, und ein Bild einer Jugend zeigt, die sich nach Aufbruch sehnt.
Fiction de Carla Simón (Espagne, 2022, 120 min, VOdf)
11 décembre 2022
En Catalogne, les membres de la famille Solé vivent et travaillent ensemble, avec passion et amour sur leurs terres, Alcarràs, une exploitation de pêchers. Soutenue par l’expérience et l’autorité discrète du grand-père, la famille, unie et contente, vit au rythme de la nature, de la vie du village, du partage quotidien des tâches. Jusqu’au jour où ils découvrent que leur récolte de l’année pourrait bien être la dernière, leur avenir étant menacé par la pose d’une importante installation photovoltaïque.
Familie Solé baut im katalanischen Dorf Alcarràs seit 80 Jahren Pfirsiche an. Diesen Sommer versammelt sie sich zur letzten Ernte, denn Grossgrundbesitzer Pinyol will vom Handschlag seines Urgrossvaters nichts mehr wissen. Auf seinem Land soll eine einträgliche Photovoltaik-Anlage errichtet werden. Eine Geschichte über die Verbundenheit mit dem eigenen Land, über Familienbeziehungen und die Spannung zwischen den Generationen, aber auch über die Bedeutung des Zusammenhalts in Krisenzeiten.
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