Documentaire de Suhaib Gasmelbari (Soudan/France, 2019, 93 min, VOf)
13 octobre 2019
Ibrahim, Suleiman, Manar et Altayeb sont quatre cinéastes, idéalistes et amis depuis plus de 45 ans. Ils ont quitté le Soudan dans les années 1960-70 pour étudier le cinéma à l’étranger. Après des années de distance et d’exil, ils se réunissent dans leur patrie blessée avec l’espoir de réaliser enfin leur vieux rêve: rendre le cinéma à un pays où il n’y a plus de salle en activité, où les enfants ne connaissent pas l’expression «aller au cinéma». Où, avec plein d’humour, tout est à réinventer.
Suliman und drei weitere Mitglieder des sudanesischen Filmclubs haben sich vorgenommen, ein ehemaliges Kino wiederzubeleben. Angetrieben vom Wunsch, alte Filmbestände zu restaurieren und der einheimischen Filmgeschichte neue Aufmerksamkeit zu verschaffen, treffen sie aber immer wieder auf Widerstände. Zwischendurch sitzen sie zusammen und reden über die Vergangenheit im Exil und träumen von einem Sudan, in dem die Kunst und das Denken frei sein können.
Documentaire de Mohamed Siam (Egypte/France, 2018, 83 min, VOf)
5 mai 2019 En collaboration avec Visions du Réel On Tour
Amal, 14 ans, est une vraie chipie. Elle souffle les bougies des
autres, s’incruste dans l’univers très masculin des «ultras» cairotes,
et tient tête à des policiers lors des manifestations. Si être une femme
signifie renoncer à sa liberté, alors à quoi bon? Dans son parcours de
l’adolescence vers l’âge adulte, elle se cherche au sein d’une société
encore en quête de son impossible émancipation des vieux schémas
patriarcaux, dont les fondements ont à peine été ébranlés par la vague
des Printemps arabes.
Amal ist gerade mal 14 Jahre alt als sie während der ägyptischen Revolution, nach dem Tod ihres Freundes im Port Said-Stadion, auf dem Tahrir-Platz in die Proteste einstimmt. Als Mädchen unter Männern muss sie für Respekt und das Recht auf Teilnahme kämpfen, sowohl auf der Strasse als auch im Rest ihres Lebens. Der Film folgt ihr auf ihrem Weg von der rebellischen Jugendlichen zur jungen Frau, die nie aufhört, ihren Platz in dieser patriarchalischen Gesellschaft zu verteidigen.
Documentaire de Rahul Jain (Allemagne/Inde, 2018, 71 min, VOdf)
10 mars 2019
Dans un univers habité par une multitude de bruits, rempli de
montagnes d’étoffes, composé de halles avec de gigantesques machines,
partout des gens travaillent. Les uns ont les yeux vifs et concentrés,
les autres sont fatigués et stoïques. Dans cette usine de textile du
Gujarat, en Inde, sont confectionnés les habits qui peuplent nos
armoires. Dans ce lieu de production de masse pour notre société
mondialisée, le réalisateur donne la parole aux ouvriers et raconte une
histoire d’inégalité, d’hommes et de machines.
Eine gigantische Textilfabrik in Gujarat, Indien. Es brodelt, zischt und rattert. Berge von Stoff, Hallen mit riesigen Maschinen, Korridore voller Dunstwolken. Überall Menschen, die arbeiten, sich zwischen den langen Schichten ausruhen, wieder arbeiten. Mit unvergesslichen Bildern und sorgfältig ausgewählten Interviews mit einzelnen Arbeitern erzählt Jain eine Geschichte von Ungleichheit und Unterdrückung an diesem Ort der Massenproduktion, in der Menschen wie Maschinen funktionieren müssen.
Le réalisateur russe Vitaly Mansky filme le quotidien d’une famille ordinaire dans le pays le plus fermé et le plus parfait du monde selon ses dirigeants, la Corée du Nord. Il suit Zin-Mi, une jeune fille qui se prépare à rejoindre l’Union des Enfants, première étape dans le système créé par Kim Il-sung. Mais durant le tournage, tous les décors et les situations sont orchestrés par des agents du régime. En laissant tourner sa caméra, Vitaly Mansky ne filme pas la réalité mais une représentation d’une vie réelle.
Während eines Jahres konnte Vitaly Mansky mit Genehmigung der Regierung in Nordkorea drehen. Im Mittelpunkt des Films steht der Alltag einer ganz gewöhnlichen Familie im – wie es seine Führer anpreisen – «besten Land der Welt». Wir sehen die Tochter, die sich auf den Eintritt in die Kinderunion vorbereitet, die Mutter und den Vater an ihren Arbeitsstätten. «Ich wollte einen Film über das reale Nordkorea drehen», sagt der Regisseur, «aber da gibt es kein reales Leben». Enthüllend und subversiv.
A l’intérieur d’un appartement de Belgrade, une porte fermée a séparé une famille de son passé durant plus de 70 ans. Alors que la cinéaste commence une conversation intime avec sa mère, la ligne de faille politique qui traverse ces lieux révèle une maison et un pays hantés par l’histoire. La chronique d’une famille en Serbie se transforme en un portrait brûlant d’une activiste dans une période de grande agitation, remettant en cause la responsabilité de chaque génération à s’engager pour son avenir.
Eine Tür, die in der Wohnung einer Belgrader Familie 70 Jahre lang verschlossen blieb, bildet den Ausgangspunkt einer grossartigen familiären, politischen und historischen Chronik. Sie bietet einen Einblick in die bewegte Geschichte eines Landes mit ihren Umbrüchen und politischen Veränderungen, vom Kommunismus zum Bürgerkrieg und zur Revolution. Von bürgerlichem Engagement und der Verantwortung ist die Rede, die jede Generation trägt – die Verantwortung der Protagonistinnen, aber auch die der Zuschauer.
Commentaires fermés sur THE OTHER SIDE OF EVERYTHING
Documentaire de Diedie Weng
(Chine/Canada/Suisse, 2017, 81 min, VOf)
4 mars 2018
En présence de la réalisatrice
Désillusionné par ses expériences d’ouvrier itinérant, le jeune Maofu quitte la ville pour rentrer dans son village au nord de la Chine. Son père Laoyu, un apiculteur vieillissant, souhaite qu’il reprenne la petite entreprise familiale. Maofu ressent un fossé grandissant entre sa conception de la vie et celle de son père, ce qui crée des tensions épuisantes et des conflits souvent muets, qui ne laissent pas les animaux indifférents. Le portrait d’une famille paysanne de cette Chine d’aujourd’hui en pleine lutte entre tradition et modernité.
Maofu kehrt aus der Stadt zu seiner Familie in ein Dorf im Norden Chinas zurück. Sein Vater, ein alternder Bienenzüchter, hofft, dass sein Sohn nun das Handwerk der Bienenzucht von ihm erlernt. Doch stossen in der Zusammenarbeit der beiden verschiedene Lebensentwürfe aufeinander, was zu Spannungen und aufreibenden, meist sprachlos ausgetragenen Konflikten führt. Selbst die Tiere auf dem Hof reagieren auf die davon geprägte Atmosphäre und kommentieren das Verhalten auf zum Teil bizarre und humorvolle Art.
A Ouagadougou, des jeunes filles étudient au centre de formation pour femmes, afin de devenir mécaniciennes. Leur détermination à soutenir leur famille par leurs propres revenus, et donc à s’affranchir d’un modèle patriarcal, est admirable. «Il n’y a pas de métier qu’une femme ne peut pas faire», lance Bintou aux garçons étonnés de son choix. Alors que le peuple burkinabé appelle à un changement politique, ces jeunes femmes construisent leur propre futur et portent un message pour tout un pays.
In der Hauptstadt Burkina Fasos macht eine Gruppe junger Frauen im Zentrum für Frauenausbildung eine Mechanikerlehre. Sie hantieren mit Schraubenschlüsseln und schleifen Karosserien ab. «Es gibt keinen Beruf, den eine Frau nicht machen kann», wirft Bintou den Jungen entgegen, die sich über ihre Wahl wundern. In einem Kontext, in dem die Bevölkerung nach einer politischen Änderung verlangt, sind diese jungen Frauen, die sich ihre eigene Zukunft aufbauen, eine Botschaft an ein ganzes Land.
Documentaire de Sonia Kronlund
(Afghanistan/France, 2017, 85 min, VOf)
8 octobre 2017
A une centaine de kilomètres de Kaboul, Salim Shaheen, l’acteur-réalisateur-producteur le plus populaire et prolifique d’Afghanistan, est venu projeter quelques-uns de ses 110 films et tourner le 111ème au passage. Ce voyage dans lequel il a entraîné sa bande de comédiens, tous plus excentriques et incontrôlables les uns que les autres, est l’occasion de faire la connaissance de cet amoureux du cinéma, qui fabrique sans relâche des films de série Z dans un pays en guerre depuis plus de trente ans.
Rund 100 Kilometer von Kabul entfernt zeigt der berühmte afghanische Schauspieler, Regisseur und Produzent Salim Shaheen ein paar von seinen bisher 110 Filmen und will gleichzeitig seinen 111. drehen. Diese Reise, auf die er seinen Trupp von Schauspielern mitnimmt – einer exzentrischer als der andere – bietet die Möglichkeit, die Bekanntschaft dieses Kinoliebhabers zu machen, der unablässig Trashfilme in einem vom Krieg gezeichneten Land herstellt. Ein überraschendes Bild von Afghanistan erwartet uns!
Pour faciliter l'accès à la culture à ceux qui n'en ont pas forcément les moyens, nous mettons à disposition au moins 5 billets suspendus à chaque séance du CinéBrunch, à retirer à la caisse du cinéma le jour même, dès 10h30 (1 billet par personne).
Wir möchten den Zugang zur Kultur für die, die nicht unbedingt die Mittel dazu haben, erleichtern. Deshalb stellen wir bei jedem Film des CinéBrunch mindestens 5 «billets suspendus» zur Verfügung, abzuholen am Tag der Vorstellung selbst, ab 10.30 Uhr (1 Ticket pro Person).